

Au bout de vingt minutes d’une marche salisseuse d’amour-propre, me voilà sur le pas de la porte. Mais de l’autre côté, un bourreau bien plus cruel que tous ces piétons amusés m’attend.
Stéphani est dans la cuisine, en train de frencher avec sa nouvelle conquête. Elle ressemble à toutes les autres filles qu’il ramène à la maison, un peu vide, un peu facile, mais jolie. Les filles que Stéphani séduit, c’est sa revanche sur la vie. Son coup de poing sur la gueule de tous ceux qui ont ri de lui. Bien sûr, maintenant qu’il a dix-neuf ans, qu’il n’est plus à l’école, que plus personne ne prend les présences, il s’appelle Steph. Jamais il ne dira son nom complet, même si de nos jours, tout le monde s’en foutrait. Ça marche comme ça, les traumatismes. J’en sais quelque chose.
Il est donc dans la cuisine, la langue empêtrée dans la bouche de Mademoiselle Quelconque, quand il me voit passer. J’aurais préféré qu’il ne me remarque pas.
— Heille! crie-t-il en libérant sa langue. Viens ici ! C’est quoi ce beau petit suit-là ? Pis c’est quoi cette face-là ?
— C’est rien. Je vais dans ma chambre.
— Non, non, non ! Viens ici... C’est pas poli de t’en aller, on a une invitée...
Il sourit. Il ne me lâchera pas. Il va tout faire pour me ridiculiser. Je lui raconte l’histoire le plus brièvement possible en mentionnant Paiement et sa gang, avec le mince espoir qu’il voudra me venger. C’est niaiseux, je sais. Il serait plutôt du genre à vouloir adopter Paiement.
— T’aurais dû appeler, je serais allé te chercher, lance-t-il.
Sa quelconque éclate de rire. Ils s’embrassent.
Qu’ils s’étouffent avec leurs langues.
Quelques jours avant la sortie en librairie de chaque épisode de Pavel, je reçois à la maison une trentaine d'exemplaires de l'épisode en question. C'est un des avantages d'être l'auteur de la série: voir le produit fini avant tout le monde, et en donner une copie à mon petit monde.
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Je suis le gars derrière Pavel. Celui qui, un jour en 2007, s'est dit qu'il voudrait raconter l'histoire d'un Russe étrange qui débarque dans un collège privé. Celui qui s'est dit que ce serait le fun de raconter l'histoire de ce Russe du point de vue d'un gars ordinaire. Celui qui s'est fait avoir par le charme de ce gars ordinaire, ce Martin cynique, et qui s'est rendu compte en l'écrivant que l'histoire de Pavel devait d'abord être celle de Martin.
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Les contributions récentes
C'est Ya Toujours Quel Qu'un Dans La Vie Qui Va Etre La Pour Te Faire Chi**
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J'ai oublié de dire que j'aime aussi Paiement! Il me fait rire et il est vraiment con! Par contre, dans ce livre là, il est allé un peu trop loin...
Catherine
Je peux avoir l'air bizarre, mais je n'arrive pas à détester Stephani (quel nom drôle)! Je l'aime bien.
Il a l'air tough et il se donne un rôle car il n'aime pas son nom mais au fond, il est jaloux de Martin et il est triste car il n'a pas eu beaucoup d'attention de ses parents.
C'est comme cela que je l'interprète. Peut-être que ce n'est pas ça et qu'il est vraiment méchant de nature, mais même s'il est méchant je l'aime pareil!
Encore un fois le livre était très bon et j'ai hâte de lire la suite.
Pauvre Martin il n'a pas de chance d'avoir un frère comme ça !
Okay, moi mon anecdote c'est lorsque ma soeur avait 5 ans, je lui avais pris sa poupée et je l'avais toute barbouillée de crayons, ma soeur n'a jamais été aussi triste que ca.
Pour le 6e tome, je lai vrm beaucoup aimé, comme tous les autres d'ailleurs, j'aime vraiment l'histoire. :)
je sais pas pourquoi mais il y aura toujours quelqu'un pout t'emmerder peu importe le sujet