J’ai entamé l’écriture de la série Les Allergiks en décembre 2006, bien avant les disparitions tragiques dont on parle encore dans les journaux québécois ces temps-ci.
Je n’ai pas vécu l’absence inexpliquée d’un enfant, mais je suis père et écrivain. Alors, j’ai fait travailler mon imagination.
Lorsque l’actualité m’a rattrapé en juillet 2007, puis en février 2009, je me suis rendu compte à quel point ce sujet demeure si terriblement actuel.
L’histoire des Allergiks dure une semaine. Bien assez pour concevoir les pires scénarios et vivre les plus atroces cauchemars pour Jeanne, la mère d’Agota.
De 2006 à aujourd’hui, j’ai eu le temps d’inventer mon histoire et de la publier un épisode à la fois. Puis, je suis passé à autre chose. J’écris un nouveau roman, une intrigue totalement différente.
Mais j’imagine l’horreur et les mille questionnements pour ceux qui demeurent encore dans l’ignorance, face à la disparition de leur fille ou de leur fils. Je pense souvent à eux.

