Dans ma tête, aujourd’hui, il y a des tounes. Des belles tounes. Je me suis acheté (oui, il y a encore du monde qui fait ça) les derniers albums de Mara Tremblay et de Daniel Boucher, et je les écoute en alternance, sans arrêt, depuis quelques jours. Pour la musique, oui, la mélodie, les mouvements. Mais surtout pour les paroles. Magnifiques paroles. Tremblay et sa douceur quasiment cruelle. Boucher et sa façon de rendre les plus petits détails énormes, sa façon de tordre la langue juste assez fort.
C’est important, la musique, pour moi. Quand j’écris, il y a toujours quelque chose dans mes oreilles, pour m’empêcher d’entendre le reste, pour m’empêcher d’être déconcentré par la laveuse de la voisine, par le chat du voisin, par le craquement des calorifères.
Je me laisse bercer, et ça berce mes mots sans que je m’en rende compte.
Et ça fait du bien.

