Je suis le gars derrière Pavel. Celui qui, un jour en 2007, s'est dit qu'il voudrait raconter l'histoire d'un Russe étrange qui débarque dans un collège privé. Celui qui s'est dit que ce serait le fun de raconter l'histoire de ce Russe du point de vue d'un gars ordinaire. Celui qui s'est fait avoir par le charme de ce gars ordinaire, ce Martin cynique, et qui s'est rendu compte en l'écrivant que l'histoire de Pavel devait d'abord être celle de Martin.
C'est comme ça que ça se passe. Ça commence avec une idée, un canevas de base, puis ça déboule tout croche. Je suis comme ça. Je me fie à mon instinct. Je laisse les choses se développer d'elles-mêmes, les histoires s'écrire toutes seules. Bien sûr, je planifie. Mais le plan dévie souvent. Et c'est ce qui fait que je tripe à faire mon métier. Suivre mon instinct, et voir où ça mène.
Au début, c'était supposé être l'histoire de Pavel. En deux ans, c'est devenu l'histoire de Martin. Et c'est très bien comme ça.
Ça fait juste weird quand, en entrevue, je dis « Pavel, c'est l'histoire d'un gars qui s'appelle Martin ».

