
Bon euh je viens de regarder la vidéo qui demande de savoir qui on est. Je suis Gabrielle-May Ouellet, nom typiquement québécois qui sonne comme un ivrogne en plein dégueulis, 14 ans avec toute l'inconscience qui semble accrochée a ce chiffre maudit et j'ai la vie facile. Pas trop d'argent, pas trop d'amis, plusieurs fins du monde qui m'appartiennent et des problèmes reliés à ce qui est immuable. Je suis absolument une inconnue dans un monde d'inconnus. Quoi de mieux pour cacher une humaine que dans des milliards d'êtres humains? Je souhaite devenir écrivaine et inventer mon monde, moi aussi. J'ai déjà écrit une histoire dans les 16 pages mais tout a été perdu. J'ai déjà écrit tout ce que je pensais de ce merveilleux roman limpide et simple dans toute sa confusion.
J'ai réellement adoré la série. Je ne trouve même pas les mots. C'est un monde impossible à m'imaginer, même si je le connais par coeur. Il y a une espèce d'intimité entre soi et cette histoire. Des espèces de tonnes d'insides jokes que personne d'autre que soi et Martin ne semble partager. C'est tout à fait magnifique. J'ai détesté avoir à attendre qu'ils se libèrent à la bibliothèque de l'école, car je n'ai pas les moyens pour m'acheter la série, mais après une attente interminable et un presqu'oubli de l'existence même de l'histoire, y replonger est comme si on retournerait dans ses souvenirs pleins de nostalgie. C'est un chef-d'oeuvre total. Même si je suis une fille, je me suis sentie accueillie comme chez soi par cette série. Bravo! J'ai tellement envie, à présent, de lire les autres bébés de Matthieu Simard!
Salut Matthieu. Ce que j'ai pensé de la série? Je n'en pensais rien. J'étais trop occupée à être estomaquée et à avaler comme un trou noir toutes ces paroles que j'aurais du boire à petites gorgées. Impossible de m'extraire de ce monde que tu as créé. Quand je devais cesser de lire et attendre que le prochain tôme soit libre, je stressais pendant quelques temps. Me posais des questions et rêvassais. Puis j'oubliais ton monde, la vie reprenait son court normal. Quand il me revenait en tête et que je me noyais à nouveau dans tes phrases c'était comme de replonger dans des souvenirs avec toute la nostalgie qui l'accompagne. Le plus difficile c'était de me retenir de lire en marchant, dans l'autobus, entre les cours, pendant les cours, en mangeant et etc, pour profiter du livre aussi longtemps que possible. Malheureusement, en 15 minutes il était gobé et digéré. J'y pense avec les yeux triste de la vieille dame qui raconte ses années d'enfance sans pouvoir y retourner autrement que par parole. J'espère que les autres livres que tu as écrit sont aussi bons, parce que je vais les dévorer de la même manière.